Cardioparc un modèle concret pour améliorer l’accès aux soins dans les territoires

La cardiologie figure parmi les spécialités les plus touchées par l’allongement des délais de consultation en France. 42 jours médian selon la dernière etude doctolib en 2026, contre un mois et demi en 2019 — un écart qui traduit une tension structurelle profonde entre une offre médicale en baisse et une demande en hausse constante. Face à ce constat, Cardioparc a développé un modèle d’organisation innovant, conçu pour améliorer concrètement l’accès aux soins cardiologiques sur les territoires. 

Pourquoi repenser le modèle d’exercice libéral en cardiologie ? 

Délai d’attente et renoncement aux soins cardiologiques (Baromètre de l’accès aux soins 2026)

Baisse du nombre de cardiologues  

On compte, en 2025, 6 348 cardiologues en France avec 2 815 libéraux, 1 534 exerçants à titre mixte et 1 993 salars contre 6 388 en 2021, un chiffre qui devrait continuer à baisser dans les années à venir.

Base de cardiologues vieillissante  

Cette diminution s’accompagne d’un vieillissement de la profession : sur les 6 348 cardiologues, la tranche des 60 à 69 ans est la plus représentée (1 126 praticiens). Les départs à la retraite à venir devraient ainsi impacter les prochaines années, dans un contexte marqué par un nombre limité de postes ouverts aux jeunes cardiologues et une hausse des maladies cardiovasculaires. 

Une pression croissante sur le système cardiologique   

Allongement des délais de prise en charge selon le dernier Baromètre de l’accès aux soins 

En 2026, en moyenne, le temps moyen d’attente pour un rendez-vous est de 42 jours médian selon la dernière etude doctolib en 2026 pour un cardiologue , contre 1 mois et demi en 2019 selon le Baromètre de l’accès aux soins (Fédération Hospitalière de France)
Avec des disparités territoriales, comme :  

  • 8 semaines d’attente en Île-de-France  
  • contre 18 semaines en Centre-Val de Loire  

De fortes inégalités d’accès aux soins sur les territoires  

En moyenne, la densité moyenne de cardiologues en France est de 7,86 pour 100 000 habitants 

  • Paris affiche une densité de 23,3 cardiologues pour 100 000 habitants. 
  • En Lozère on observe une densité de 1,3 cardiologues pour 100 000 habitants.

On constate donc une dissonance entre l’offre et la demande, avec une baisse générale du nombre de cardiologues, une difficulté à assurer la permanence des soins en cardiologie, une inégalité territoriale en France, une augmentation de la demande et des délais de prise en charge préoccupants.  

 

Cardioparc : une réponse structurelle pour lamélioration de l’accès aux soins

Créé en 2019 par Dr Fadi JamalCardioparc propose un nouveau modèle de cabinets de cardiologie qui répond concrètement à un besoin de prise en charge optimisé. L’objectif de Cardioparc est d’améliorer l’accès aux soins en proposant un délai de prise en charge adapté à chaque patient / pathologie.  

Une organisation repensée  

Cette évolution repose sur une organisation unique alliant valorisation d’expertises en cardiologie, une solution digitale sur-mesure conçue par nos équipes en interne et la délégation des tâches. Le parcours de soins est repensé pour placer la relation humaine au cœur de la consultation.  

Chez Cardioparc, la consultation de cardiologie est assurée par un cardiologue, accompagné d’une équipe médicale (infirmiers, infirmiers en pratique avancée, infirmiers échocardiographistes et secrétaires médicales) organisée de façon structurée. En fonction des besoins du patient, celui-ci peut être pris en charge par différents professionnels de santé au sein de cette équipe. Cette organisation permet à chaque professionnel de santé de dédier plus de temps à l’échange avec le patient, dans des conditions confortables, afin de garantir des soins efficaces et de qualité.  

Ces équipes médicales sont également soutenues par des équipes support administratives et techniques. 

Utilisation du numérique et de la téléexpertise en cardiologie

Cardioparc développe son outil en interne dédié à la cardiologie basé sur le principe de délégation de tâche.  

C’est un outil qui permet de centraliser l’information, de faciliter la collaboration et de fluidifier le parcours de soins du patient. Dans son ensemble il permet d’augmenter l’efficacité opérationnelle de nos équipes, augmenter le temps médical et par conséquent la qualité de la prise en charge.  

L’outil est également accessible aux professionnels de santé externe pour consulter les dossiers et réaliser des télé-expertises. 

Un modèle attractif pour les cardiologues 

L’organisation structurée et les outils numériques de Cardioparc permettent aux médecins de concentrer leur activité sur leur cœur de métier : la pratique clinique et la relation patient. La gestion administrative, comptable, logistique et les ressources humaines sont mutualisées et prises en charge collectivement, supprimant les principaux freins à l’installation en territoire sous-doté. 

Ces freins sont documentés. Selon l’enquête sur l’installation des jeunes médecins publiée par le Conseil National de l’Ordre des Médecins en juillet 2025, menée auprès de 15 319 répondants, trois obstacles majeurs se dégagent : 

  • L’isolement professionnel : la présence d’autres professionnels de santé et d’un établissement hospitalier sur le territoire est un critère déterminant pour 87 % des remplaçants et 81 % des internes. La crainte d’exercer seul, sans réseau de proximité, constitue le frein le plus structurant à l’installation en zone rurale. 
  • Les conditions d’exercice : l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est une attente forte, notamment chez les 30-40 ans. 72 % des internes plébiscitent l’exercice coordonné ou en maison de santé pluriprofessionnelle ; 70 % des médecins installés exercent déjà en collectif. 
  • Le risque économique : l’appréhension financière liée à une installation indépendante est largement partagée, en particulier chez les jeunes praticiens qui n’ont pas encore de patientèle constituée. 

Le modèle Cardioparc répond point par point à ces obstacles : mutualisation des ressources, environnement pluriprofessionnel structuré, coordination territoriale avec les acteurs de santé locaux et prise en charge des contraintes administratives et financières. En levant ces barrières, cette approche rend l’installation en territoire rural non seulement viable, mais attractive. 

Une implantation au cœur des territoires et un accès facilité pour les patients 

C’est l’ensemble de ces éléments, organisation structurée, mutualisation des ressources, outils numériques et délégation des tâches qui rend possible l’implantation de cabinets de cardiologie dans des territoires sous-dotés. Sans ce modèle, les conditions d’exercice en zone rurale ou isolée restent insuffisamment attractives pour convaincre des praticiens de s’y installer durablement. En diminuant les contraintes administratives, financières et logistiques liées à l’exercice libéral isolé, Cardioparc crée les conditions nécessaires à une présence médicale pérenne là où elle fait défaut. 

Par ailleurs, les médecins accordent une importance croissante à la qualité de leur environnement professionnel, et notamment à la coordination avec les autres acteurs du soin. Exercer au sein d’une équipe de professionnels de santé et en lien avec les acteurs de santé du territoire répond à cette attente et constitue un facteur déterminant dans le choix d’installation. Cette dynamique de coopération améliore la qualité des prises en charge et contribue à ancrer durablement les praticiens dans leur territoire d’exercice. 

Nos 13 cabinets implantés en région Auvergne-Rhône-Alpes, au plus près des bassins de vie péri-urbains et ruraux, sont la traduction opérationnelle de cette approche. Être patient chez Cardioparc, c’est bénéficier d’une prise en charge adaptée, dans des délais maîtrisés, par une équipe aux compétences complémentaires, quel que soit le territoire. 

Sources : 

  1. Conseil National de l’Ordre des Médecins, Atlas de la démographie médicale 2025 
  2. Baromètre de l’accès aux soins, FHF x Ipsos BVA, mars 2026 
  3. Enquête sur l’installation des jeunes médecins, CNOM Commission Jeunes Médecins, juillet 2025 

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